Le bromélia

Couleurs affirmées et aspect flamboyant

Telle une joyeuse flamme colorée, le bromélia jaillit au cœur d’une fontaine de verdure. Un vrai chef-d’œuvre de la nature.

Le bromélia Maplantemonbonheur.fr

Couleurs et formes 

Avec son aspect si singulier et artistique, le bromélia pourrait passer pour une plante artificielle. C’est pourtant bel et bien une création de la nature, et qui, en plus, est très peu exigeante. En échange d'un peu de lumière et d’eau, elle offre des couleurs spectaculaires et une ambiance tropicale. Il en existe plus de 2 800 variétés, dont les plus belles et les plus faciles ont été adoptées comme plantes d’intérieur. Les plus connues sont le Guzmania (trompette), l’Aechmea (rosette gris-argenté), le Vriesea (en forme de plumes), le Neoregalia (calice rouge) et le Tillandsia (tiges fines et cuillères). L’ananas (ornemental), le Nidularium, le Billbergia (en chute) et le Cryptyantus font également partie du club. Tous les bromélias ont une influence positive sur la qualité de l’air. Ce que l’on prend souvent pour des fleurs dans le bromélia sont en fait ses bractées colorées ; les véritables fleurs du bromélia sont très petites.

Symbolique 

Les Incas, les Aztèques et les Mayas utilisaient à peu près toutes les parties de la plante lors de cérémonies, mais aussi pour se nourrir, se protéger, en tirer des fibres, de sorte que le bromélia est considéré dans ses pays d’origine comme « un don des dieux ». La plante d’intérieur est symbole de protection — en référence au feuillage plein et vert qui entoure et protège, la belle partie colorée.  

Origine 

Le bromélia s’est probablement développé au Crétacé, il y a environ 65 millions d’années. Des fossiles datant de 30 millions d’années ont été retrouvés, permettant d’affirmer qu’il s’agit bien d’une plante primitive. Le bromélia est originaire de la région sauvage de la cordillère des Andes et des forêts vierges chaudes de l’Uruguay, mais on le trouve de nos jours dans toute l’Amérique du Sud et l’Amérique centrale. Certaines variétés poussent dans la terre tandis que d’autres sont épiphytes, c’est-à-dire poussant sur des arbres sans leur soustraire de nourriture. La plante se nourrit alors de l’humidité ambiante qu’elle absorbe par ses feuilles et ses racines aériennes. Au XVIIIe siècle, ce sont des marchands belges qui ont introduit le bromélia en Europe.