Un baiser sous le gui, plante porte-bonheur

Découvrez l’origine de la célèbre tradition

Incontournable des fêtes de fin d’année, le gui — plante porte-bonheur — est symbole de fertilité, de bon augure et d’abondance. Et la tradition du baiser sous le gui (« mistletoe » en anglais) est aujourd’hui toujours vivante et populaire ! Mais connaissez-vous l’origine de cette célèbre coutume ?

Embrasse-moi, idiot (sous le gui) ! _Maplantemonbonheur.fr

De tout temps on s’est embrassé sous le gui

La tradition du baiser sous le gui ne date pas d’hier ! Le gui jouait un rôle important pendant l’Antiquité et le Moyen Âge. Le fameux baiser faisait partie du rituel du mariage lors des fêtes grecques des Saturnales. Autrefois récoltée par les druides, la plante porte également les noms de bois de Sainte Croix, verquet, blondeau, vert de pommier ou encore bouchon. Au Moyen Âge, on l’offrait pour le Nouvel An en prononçant l’expression « Au gui, l’an neuf ». Dans l’Angleterre du XVIIIe siècle, les jeunes filles qui acceptaient de se faire embrasser sous le gui, ou « boule à baiser », étaient assurées de se marier dans l’année. 

Le gui sacré

Du temps des Celtes et des Germains, le gui était considéré comme une plante sacrée qui jouait un rôle important dans les rituels magiques de la fertilité. Tout comme le milieu de l’été, le milieu de l’hiver était célébré et on coupait une tige de gui à la serpe sur le chêne sacré. La plante était recueillie dans un linge blanc et plongée dans l’eau pour protéger contre les maladies et le malheur. 

(im)mortel

Mais le gui est également présent dans la mythologie norvégienne. C’est ainsi que Baldr, fils d’Odin et de Frigg, aurait été tué par son frère aveugle Höðr (dont le bras fut guidé par Loki, le dieu de la discorde) d’une flèche de gui, son talon d’Achille. Mais malgré cette tragédie, la force du gui est avant tout bienfaisante. La preuve ! Le druide Panoramix, dans la bande dessinée Astérix, mettait du gui dans sa fameuse potion magique qui rend invincible. 

Force d’attraction

Que le gui ait ou non des vertus thérapeutiques, une chose est certaine : il exerce une grande force d’attraction. Attachez une petite botte de gui avec un beau ruban et accrochez-la au-dessus de la porte ou à une poutre au plafond, et celui ou celle qui se trouve dessous pourra être librement embrassé·e. Il suffit donc d’attendre le bon moment et de saisir sa chance.