Mon cache-pot a une bonne tête !

Comment dénicher le vôtre ?

Mon cache-pot a une bonne tête – mieux encore : il change de couche de cheveux chaque fois que j’y installe une plante différente !
On connaissait les austères têtes de Maures en céramique qui, garnies de basilic ou de plantes grasses, vous accueillent dans tous les patios siciliens. Aujourd’hui, dans le monde entier, les céramistes hype (et les marques de déco) s’inspirent de cette jolie tradition méditerranéenne, et la détournent avec humour. Les cache-pots anthropomorphes ont le vent en poupe.

plante art design Hinkleville maplantemonbonheur.fr Copyright: Hinkleville

Tendance « naïve seventies »

Signalement : des visages très dessinés, avec de longs cils et de grands yeux écarquillés. On redécouvre en ce moment cette esthétique poétique et un brin enfantine, comme les dessins de l’artiste et designer danois Bjorn Wiinblad, star des années 70, aujourd’hui réédité. Ouvrez l’œil chez Flying Tiger, il y a souvent des copies très réussies. Belle sélection aussi sur le site Meyer Lavigne. Côté plante, lâchez-vous : dans les années 70, toutes les fantaisies capillaires étaient permises !

Tendance « arty fifties »

Signalement : des cache-pots aux « traits » nettement plus stylisés qui rappellent les céramiques de Picasso et la grande époque de Vallauris. Signe particulier : ils ont le sourire, et leur bonne humeur est contagieuse ! Installée à Brighton, Stella Baggott est la spécialiste la plus cotée du genre, et ses créations (disponibles aussi en version « tripode » ou supsension) colonisent les plant-shelfies sur Instagram. Mais on aime aussi beaucoup les créations du studio Hinkleville, basé à Toronto.

Tendance kitch- surréaliste

Très représentée sur Ebay ou les boutiques en ligne Etsy , cette famille-là regroupe toute une série de cache-pots personnages, qu’on verrait bien prendre vie dans un film de Tim Burton. On vous laisse explorer l’offre en ligne (rubrique « head planters »), où le meilleur côtoie le pire : cache-pots punks, têtes de gnome, de poupée, de bébé, de monstre de Frankenstein, de statue de l’île de Pâques… Nous, on aime assez le visage un peu bouddhique de Madame Stolz, et surtout, on craque pour « Adam », « Rory » et leurs copains, les nouveaux modèles hyperréalistes de Group Partners , un compagnie de poterie Brooklynoise, célèbre pour ses cache-pots « topless » devenus culte un peu partout !